Analyse de l’intervention sur Haïti, la CARICOM et les perspectives de développement agricole
- Wilsonn Telimo Lwi

- il y a 4 jours
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*Analyse de l’intervention sur Haïti, la CARICOM et les perspectives de développement agricole*

L’intervention de l’ingénieur agronome Dieuverson Dieudonné défend une idée centrale : Haïti pourrait transformer son appartenance à la CARICOM en un véritable levier de développement économique, notamment grâce à l’agriculture, à l’élevage et à la production locale d’équipements agricoles.
Son propos ne présente pas la CARICOM uniquement comme un acteur diplomatique intervenant dans les crises politiques haïtiennes. Il invite plutôt à considérer l’organisation comme un espace économique régional susceptible d’offrir des débouchés aux producteurs et aux entrepreneurs haïtiens.
Cependant, pour que cette vision devienne opérationnelle, elle doit être complétée par une analyse plus rigoureuse des capacités de production, des contraintes structurelles, des règles commerciales et des investissements nécessaires.
1. La CARICOM : une possibilité économique encore insuffisamment exploitée
Le conférencier souligne que, malgré son appartenance à la CARICOM, Haïti tire insuffisamment parti des opportunités économiques liées à l’intégration régionale.
Selon les chiffres qu’il avance, les autres pays de la communauté consacreraient plusieurs milliards de dollars aux importations alimentaires. Si ces estimations sont confirmées et correctement définies, elles indiquent l’existence d’une demande régionale potentiellement intéressante pour des producteurs haïtiens.
Son raisonnement repose sur une logique simple : une partie des aliments achetés à l’extérieur de la Caraïbe pourrait, dans certaines conditions, être produite en Haïti et vendue sur les marchés régionaux.
Néanmoins, l’existence d’une demande extérieure ne signifie pas automatiquement que la production haïtienne est immédiatement compétitive ou exportable. Il faut démontrer que les produits peuvent être livrés régulièrement, à des prix acceptables et conformément aux exigences sanitaires et commerciales des pays importateurs.
1. Les filières proposées : volaille, élevage et alimentation animale
L’intervention identifie notamment trois domaines présentant un intérêt potentiel :
La production de volailles.
L’élevage de caprins, d’ovins et de bovins.
La production locale d’aliments destinés aux animaux, notamment à partir du maïs, du soja et d’autres matières premières disponibles ou adaptables au contexte haïtien.
L’objectif poursuivi serait double : répondre davantage à la consommation nationale et dégager, à terme, des volumes susceptibles d’être vendus à l’échelle régionale.
Cette approche est pertinente parce qu’elle envisage l’agriculture comme une chaîne de valeur complète, associant la production, la transformation, l’équipement, la recherche, le financement et la commercialisation.
Toutefois, les potentialités évoquées ne suffisent pas à établir qu’Haïti possède déjà les capacités nécessaires pour satisfaire simultanément sa demande intérieure et une part importante des besoins régionaux. Une telle ambition suppose notamment :
Des terres disponibles et des droits fonciers suffisamment sécurisés.
Un accès régulier à l’eau.
Des services vétérinaires efficaces.
Des aliments pour animaux abordables.
Des infrastructures d’abattage et de conservation.
Des routes, des ports et des services logistiques fonctionnels.
Des contrôles sanitaires reconnus par les pays importateurs.
Des volumes de production stables et mesurables.
Sans ces conditions, le potentiel demeure théorique.
1. La production locale d’équipements : un levier industriel souvent négligé
L’un des passages les plus intéressants porte sur les équipements d’élevage.
Le conférencier constate que des cages, des abreuvoirs et d’autres matériels relativement simples sont importés, alors qu’ils pourraient, au moins dans certains cas, être fabriqués localement.
Cette proposition mérite une attention particulière, car elle relie plusieurs secteurs :
Agriculture → artisanat → transformation métallique → formation professionnelle → création d’emplois.
Une politique publique cohérente pourrait favoriser :
La création d’ateliers locaux de fabrication d’équipements agricoles.
La formation de soudeurs, de techniciens et d’artisans.
La conception de modèles adaptés aux conditions climatiques et économiques haïtiennes.
Le développement de coopératives ou de petites entreprises manufacturières.
L’entretien et la réparation du matériel sur place.
La réduction progressive de certaines importations.
Cependant, la faisabilité économique dépendrait également du coût des matières premières, de l’électricité, des transports et de la qualité des équipements produits.
Fabriquer localement n’est avantageux que si le produit obtenu est suffisamment fiable et compétitif.
1. La recherche agronomique doit être reliée à la production
L’intervention insiste également sur l’utilisation de variétés de soja adaptées, sur l’association du maïs et du soja, ainsi que sur certaines innovations agronomiques.
Cette orientation est importante : Haïti ne peut pas développer durablement ses filières agricoles sans investir dans la recherche appliquée.
Il faudrait notamment :
Identifier les cultures adaptées aux différents territoires.
Tester les variétés dans les conditions agroclimatiques locales.
Évaluer leur rendement et leur rentabilité.
Étudier les formulations possibles d’aliments pour animaux.
Diffuser les résultats auprès des agriculteurs.
Former des techniciens et accompagner les exploitations.
Organiser des projets pilotes avant un déploiement national.
L’analogie avec les médicaments permet de comprendre que plusieurs ressources végétales peuvent parfois répondre à des besoins nutritionnels similaires. Toutefois, dans l’alimentation animale, la substitution d’ingrédients doit être évaluée scientifiquement : teneur en protéines, digestibilité, acides aminés, valeur énergétique, présence de substances indésirables et coût réel de production.
Autrement dit, une plante disponible localement ne remplace pas automatiquement le soja parce qu’elle contient certains nutriments comparables.
1. Le crédit agricole : un obstacle majeur, mais pas le seul
Le conférencier soutient que le système bancaire haïtien finance insuffisamment l’économie productive.
Il compare, à titre d’exemple, des ratios de crédit propres à Haïti et à la République dominicaine.
Cette comparaison met en évidence un problème réel de logique économique : lorsque les producteurs agricoles ne peuvent pas accéder à des financements adaptés, ils ne peuvent ni investir ni accroître leur production.
Cependant, les chiffres mentionnés doivent être vérifiés et interprétés avec prudence.
Un ratio supérieur à 100 % ne signifie pas nécessairement qu’une banque prête directement davantage que la totalité des dépôts de ses clients sans autre ressource. Les établissements financiers peuvent recourir à différentes sources de financement, et la signification exacte varie selon l’indicateur retenu.
Par ailleurs, les banques hésitent à financer l’agriculture pour plusieurs raisons :
L’insécurité.
L’instabilité politique.
Les catastrophes naturelles.
L’absence de garanties suffisantes.
Les problèmes fonciers.
La volatilité des prix.
La concurrence des importations.
L’insuffisance des assurances agricoles.
Les difficultés de transport.
Le manque de débouchés contractuellement sécurisés.
Pour améliorer l’accès au crédit, l’État pourrait envisager :
Un fonds de garantie agricole.
Des mécanismes de partage des risques.
Des assurances adaptées aux producteurs.
Des lignes de crédit spécialisées.
Des prêts remboursables selon les cycles agricoles.
Des contrats d’achat favorisant la prévisibilité des revenus.
Un accompagnement technique des emprunteurs.
Des programmes pilotes associant banques, coopératives et collectivités.
Le crédit ne doit toutefois pas être accordé sans analyse économique : financer une exploitation non compétitive sans corriger les problèmes structurels revient simplement à transférer le risque au producteur ou à l’État.
1. La concurrence des importations et la nécessité d’une stratégie commerciale
Le passage consacré à la concurrence des produits importés soulève un enjeu central : un producteur haïtien ne peut pas investir durablement si son coût de production dépasse largement le prix des produits disponibles sur le marché.
Cependant, la réponse ne peut pas se limiter à fermer les frontières ou à interdire les importations.
Une politique commerciale équilibrée devrait chercher à :
Réduire les coûts de production locale.
Combattre la contrebande et les pratiques illicites.
Renforcer les contrôles sanitaires.
Améliorer la compétitivité des exploitations.
Développer des achats publics auprès de producteurs locaux.
Organiser progressivement les filières.
Examiner les instruments commerciaux autorisés par les engagements internationaux d’Haïti.
Éviter une hausse brutale du prix des aliments pour les ménages.
La protection de la production nationale doit donc être conçue avec prudence. Si elle augmente fortement le prix de la nourriture avant que la production locale ne soit suffisante, elle risque de pénaliser les familles les plus vulnérables.
1. Le leadership politique est nécessaire, mais ne suffit pas
Le conférencier attribue principalement les difficultés haïtiennes à l’absence de dirigeants visionnaires.
Cette explication contient une part de vérité : sans orientation stratégique, coordination institutionnelle et continuité des politiques publiques, les possibilités économiques restent inexploitées.
Cependant, réduire la situation à un manque de vision politique est insuffisant.
Les difficultés résultent aussi :
De l’insécurité et de la fragilité institutionnelle.
De la faiblesse des infrastructures.
De l’insécurité foncière.
De la dégradation environnementale.
De la vulnérabilité climatique.
Des limites du système financier.
Du manque de données agricoles fiables.
Des obstacles logistiques et sanitaires.
De la faiblesse des mécanismes d’investissement.
De l’insuffisance de coordination entre l’État, les universités et les producteurs.
Un dirigeant visionnaire ne transforme pas, à lui seul, une économie. Il doit disposer d’institutions compétentes, de moyens financiers, d’une administration professionnelle et d’un cadre de suivi permettant d’obtenir des résultats.
1. Ce qui manque pour transformer cette conférence en programme concret
Pour devenir une stratégie crédible, l’intervention devrait être complétée par les éléments suivants :
Une étude de marché régionale. Il faudrait préciser quels pays de la CARICOM importent quels produits, en quelles quantités, à quels prix et selon quelles normes.
Une cartographie agricole nationale. Chaque département devrait être évalué en fonction de ses terres, de son climat, de son accès à l’eau, de ses infrastructures et de ses filières existantes.
Une analyse comparative des coûts. La production haïtienne doit être comparée à celle des fournisseurs déjà présents sur les marchés régionaux.
Un plan sanitaire et vétérinaire. L’exportation de viande, d’animaux ou de produits avicoles exige des contrôles rigoureux.
Une stratégie logistique. Il faut prévoir les routes, les installations portuaires, les entrepôts, la chaîne du froid et les liaisons maritimes.
Un dispositif financier. Les producteurs doivent avoir accès à des crédits, à des garanties et à des assurances adaptés.
Une politique de formation. Les agriculteurs, vétérinaires, techniciens, artisans et gestionnaires doivent être formés.
Un mécanisme de gouvernance. Les responsabilités des ministères, des collectivités, des universités, des coopératives et du secteur privé doivent être clairement définies.
Des objectifs mesurables. Chaque projet devrait préciser son budget, son financement, son calendrier, ses responsables et ses résultats attendus.
Une approche environnementale. L’intensification de l’élevage ne doit pas aggraver la déforestation, l’érosion des sols, la pression sur les ressources en eau ni les risques sanitaires.
1. Quelques précisions nécessaires dans le discours
Certains passages gagneraient à être clarifiés avant publication ou présentation officielle.
La liste des produits alimentaires les plus importés par la CARICOM est formulée de manière imprécise : certains termes semblent répétés ou mal transcrits, notamment dans les catégories de viande et de volaille.
Les montants avancés pour les importations alimentaires, le riz et le marché régional doivent être accompagnés de leurs sources, de leur année de référence et du périmètre exact retenu.
Les données démographiques doivent également préciser si elles concernent uniquement les États membres, certains territoires associés ou l’ensemble de la population régionale.
Enfin, si l’adhésion évoquée date de 2002, alors 2027 correspond à 25 ans, et non à 24.
Conclusion
Le principal mérite de cette intervention est de proposer une lecture économique de la CARICOM et de montrer que les difficultés d’Haïti ne doivent pas empêcher de réfléchir à des perspectives régionales.
Son intuition est pertinente : Haïti pourrait mieux mobiliser ses ressources agricoles, ses compétences techniques et son potentiel entrepreneurial pour réduire sa dépendance alimentaire et développer progressivement des débouchés commerciaux dans la Caraïbe.
Mais cette ambition ne deviendra crédible qu’à travers une stratégie précise, financée, techniquement fondée et institutionnellement organisée.
La question essentielle n’est donc pas seulement de savoir si Haïti possède un potentiel. Elle vise à déterminer comment transformer ce potentiel en productions compétitives, en emplois durables et en résultats que la population peut réellement constater.
*Questions au conférencier Dieuverson Dieudonné:*
Intégration d’Haïti à la CARICOM
Pourquoi Haïti n’a-t-elle pas pleinement exploité les opportunités économiques qu’offre son appartenance à la CARICOM ?
Quels obstacles politiques, institutionnels, commerciaux ou administratifs freinent l’intégration économique d’Haïti dans la région ?
Existe-t-il des restrictions particulières qui empêchent les producteurs haïtiens d’exporter vers les autres pays de la CARICOM ?
Quels pays membres offrent les marchés les plus accessibles pour les produits agricoles haïtiens ?
Comment Haïti pourrait-elle passer d’une participation principalement politique à une véritable participation économique ?
Quelles mesures concrètes permettraient à Haïti de devenir un acteur économique plus influent au sein de la CARICOM ?
Données et potentiel du marché régional
Quelles sont les sources des chiffres relatifs aux importations alimentaires de la CARICOM ?
Les six milliards de dollars mentionnés concernent-ils toutes les importations alimentaires ou uniquement les cinq catégories de produits présentées ?
Quels sont précisément les cinq produits alimentaires les plus importés par les pays de la CARICOM ?
Quelle part de ce marché Haïti pourrait-elle raisonnablement conquérir au cours des cinq prochaines années ?
Dispose-t-on de données sur les quantités de volailles, de viande et de riz importées annuellement par chaque pays membre ?
Les consommateurs de la région recherchent-ils des produits spécifiques qu’Haïti serait particulièrement bien placée pour fournir ?
Production agricole et élevage
Quelles régions d’Haïti offrent les meilleures conditions pour développer la production de volailles, de caprins, d’ovins et de bovins ?
Quelles filières devraient être développées en priorité pour obtenir des résultats rapides ?
Haïti dispose-t-elle actuellement des infrastructures nécessaires pour produire de la viande à l’échelle commerciale ?
Quelles mesures permettraient d’augmenter la production nationale sans dégrader davantage les sols et les ressources naturelles ?
Comment organiser les petits producteurs pour qu’ils puissent répondre collectivement aux exigences du marché régional ?
Les coopératives agricoles pourraient-elles constituer un modèle efficace pour structurer ces filières ?
Combien de temps faudrait-il pour atteindre une production suffisante pour satisfaire une partie du marché national et commencer à exporter ?
Comment protéger les élevages contre les maladies animales, les pertes de production et les catastrophes naturelles ?
Alimentation animale et recherche agronomique
Quelles variétés de soja seraient les mieux adaptées aux conditions climatiques et agricoles haïtiennes ?
Des recherches ont-elles déjà été menées en Haïti sur la production locale d’aliments pour la volaille ?
Quelles cultures locales pourraient remplacer partiellement les intrants importés utilisés dans l’alimentation animale ?
Comment associer les universités haïtiennes et les chercheurs de la diaspora au développement de ces solutions ?
Quel rôle les associations culturales, notamment entre le maïs et le soja, pourraient-elles jouer dans l’amélioration des rendements ?
Les innovations présentées sont-elles économiquement accessibles aux petits producteurs ?
Comment diffuser les résultats de la recherche auprès des agriculteurs dans les zones rurales ?
Fabrication locale des équipements
Quelles catégories d’équipements d’élevage Haïti pourrait-elle fabriquer localement dès maintenant ?
Existe-t-il déjà des artisans ou des entreprises haïtiennes capables de produire des cages, des abreuvoirs et d’autres matériels agricoles ?
Quel serait le coût comparatif entre un équipement fabriqué en Haïti et un équipement importé ?
Comment former et financer les jeunes qui souhaitent se lancer dans la fabrication d’équipements agricoles ?
La production locale de ces équipements pourrait-elle également devenir une activité d’exportation vers d’autres pays de la région ?
Financement et accès au crédit
Quelles sont les principales raisons pour lesquelles les banques haïtiennes financent insuffisamment les projets agricoles ?
Comment expliquez-vous les différences entre les niveaux de crédit en Haïti et en République dominicaine ?
Quel mécanisme permettrait de sécuriser les prêts accordés aux agriculteurs et aux éleveurs ?
Serait-il pertinent de créer un fonds national de garantie agricole ?
Comment permettre aux jeunes entrepreneurs sans garanties foncières d’obtenir un financement ?
Quel rôle la diaspora pourrait-elle jouer dans le financement des filières agricoles ?
Les coopératives d’épargne et de crédit pourraient-elles constituer une solution plus accessible que les banques commerciales ?
Concurrence, commerce et exportation
Comment les producteurs haïtiens pourraient-ils concurrencer les produits importés de la République dominicaine et d’autres pays ?
Quelles politiques publiques permettraient de protéger la production locale sans augmenter excessivement le prix des aliments ?
Quelles normes sanitaires et phytosanitaires doivent être respectées pour exporter vers les marchés de la CARICOM ?
Haïti dispose-t-elle actuellement de laboratoires et de services de certification reconnus par les pays importateurs ?
Comment résoudre les problèmes de transport maritime entre Haïti et les autres îles de la région ?
Quelles infrastructures faudrait-il prioriser : abattoirs, entrepôts frigorifiques, routes agricoles ou installations portuaires ?
Gouvernance et stratégie nationale
Vous attribuez une part du problème au manque de dirigeants visionnaires. Quelles décisions concrètes un gouvernement devrait-il prendre dès sa première année ?
Quel ministère ou quelle institution devrait coordonner une stratégie nationale d’exportation agricole vers la CARICOM ?
Comment garantir la continuité des politiques agricoles malgré les changements de gouvernement ?
Quels indicateurs permettraient d’évaluer les progrès accomplis ?
Comment associer les collectivités territoriales, les universités, les producteurs et les entrepreneurs à cette stratégie ?
Existe-t-il un pays de la CARICOM ou d’Afrique dont Haïti pourrait adapter l’expérience ?
Si vous deviez proposer trois mesures prioritaires immédiatement applicables, lesquelles choisiriez-vous ?
Questions particulièrement incisives
Si Haïti peine actuellement à satisfaire sa propre demande alimentaire, sur quelles bases peut-on envisager des exportations importantes ?
Comment éviter que les projets d’exportation ne profitent principalement à quelques grandes entreprises au détriment des petits agriculteurs ?
Quelle part du potentiel présenté repose sur des études de faisabilité, et quelle part relève encore d’une hypothèse ?
Comment concilier la sécurité alimentaire nationale, la rentabilité économique et les ambitions régionales ?
Quels résultats tangibles pourraient être obtenus en deux ans avec des ressources limitées ?
Si vous disposiez aujourd’hui d’un budget public pour lancer un projet pilote, quelle filière choisiriez-vous, dans quelle région et avec quels objectifs mesurables ?
Wilsonn Telimo Lwi.
Participant.






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