L'ITIAHISME

Doctrine philosophique

Dans une période où la littérature haïtienne est presque passée au grand trépas, des jeunes écrivains se voient bon de lutter pour la rénovation des belles lettres haïtiennes. À la recherche d’une identité nationale, les itiahistes se sont réunis autour d'une organisation littéraire dénommée ITIAHaïti ou Innovation du Terroir par les Itiahistes pour l'Avancement d’Haïti. On croit que c’est le premier courant littéraire haïtien du 21ème siècle naissant d’un groupe de jeunes écrivains engagés, acceptant de se sacrifier et lever leurs mains pour dire non à toutes dérives qui se produisent au cours de leur existence. D'où la doctrine d'itiahisme, organisation littéraire apparu le 12 juillet 2008 avec des jeunes poètes formant un club littéraire pour faire chanter la poésie et le théâtre dans la ville des Cayes. L'idée s'élargit sur les réseaux sociaux pour donner naissance à une école littéraire exaltant le terroir haïtien. La raison d’être d’ITIAHaiti est d’éclater la clarté d’un courant littéraire qui puise, qui traduit et qui reflète toutes les réalités d’Haïti en raison des constatations critiques à l’originalité de l’art. Elle promeut une littérature saine, nette et propre tout en prônant une poésie novatrice mettant en scène les idéologies contemporaines au même titre que l'évolution de la matière.

 


L’itiahisme se repose sur la croyance des belles lettres et l'encadrement de certaines formes d'associations œuvrant à l'essor de la culture haïtienne. Ses théoriciens visent à faire du territoire une source d’inspiration saine. Les itiahistes libèrent leur plume pour peindre la réalité de leur pays en mettant l’accent sur les faits divers qui se produisent dans la société. Selon eux, l’histoire ne peut être embellie sans les nuances, ni les cohérences sociales et sociétales. L’itiahisme parcoure des idées dans l’atmosphère morale en vue de synchroniser l’être et la patrie. Sa philosophie d’encadrement de soi, par soi et pour soi se repose sur l’être humain comme étant le dieu de son ciel et miel de son abeille pour s’autonomiser du vrai sens de son existence. Sa doctrine de faire de l’homme et la femme les matériaux de leur chef-d’œuvre lie tous les courants littéraires et philosophiques des siècles qui se questionnent sur l’extase du surréel. L’histoire de l’itiahisme est complètement inséparable de celle d’Haïti où elle s’est issue. Elle se synchronise avec la première République nègre indépendante, l’état d’une actuelle souveraineté piratée et l’avenir d’une puissance mondiale. Sa perception est purement pragmatique dans la mesure où toute réussite ne dépend que de soi.


L’itiahisme serait sûrement acceptable si elle avait comme conséquence immédiate l’action d’éliminer de l’histoire les intrus des philosophies de toutes doctrines maîtresses, de leurs mœurs, et de leurs coutumes qui font d’une part, la base de la croyance haïtienne et d’autre part, le pouvoir de mondialiser le créole haïtien entant que langue révolutionnaire. Les itiahistes ne se laissent influencer d’aucune autre culture. Les itiahistes pleurent pour promouvoir les belles œuvres haïtiennes à l’échelle nationale et internationale. Leurs extériorisations s’exercent sur chaque faculté comme l’esprit sur la chair et s’oriente vers la voie droite pour qu’elles ne s’égarent pas. Les écrivains dudit courant ne font pas de rivalité philosophique entre eux, ces patriotes sont synthétiques, focus et esthétique. Ce sont des penseurs qui parlent moins et dirent plus. Cette doctrine tend à défendre une littérature typiquement haïtienne axée sur l’universalité. L’idéal d’itiahisme se résume dans le combat pour la promotion, la libération des nègres et l'indépendance des peuples tout en faisant des belles œuvres le parchemin du progrès et du changement radical. C’est une forme de militantisme considérant comme étant une arme face aux puissances dévastatrices qui plongent le pays dans un chaos intellectuel, où les fils d’Haïti se voient dans l’obligation de s’exoder* à la recherche des besoins primaires. Ce qui pousse la jeunesse, force vivante, l'énergie et la semence de cette terre ancestrale à se désintéresser de sa propre culture.


Les itiahistes sont des combattants à l’outrance pour la liberté et le respect scrupuleux de la personne humaine. Pour eux, défendre leur identité culturelle en littérant* est l’une des stratégies gagnantes d’éduquer et d’initier une élite pour sauver leur patrie.  Décrire la misère d’un peuple zombie de leur époque à travers ses œuvres et exalter la beauté de ce qui leur reste de bon est un atout psychologique pour motiver la plus grande nation mondiale de 1804 à reprendre son flambeau. Ainsi, ces enthousiastes s’alarment pour réveiller la poésie, redorer les paysages, chanter leurs payses, faire de leurs plumes une thérapie pour les traumatisés (es) et un assaut contre les patrie-poches*. L’itiahisme n’est ni un poème, ni une pièce de théâtre, ni un roman non plus. Étant créatif et créative, l’itiahiste adopte son propre style et est libre dans son œuvre. L’itiahiste n’écrase pas, mais construit. L’itiahiste ne fait pas que reprocher, mais conseille. L’itiahiste ne déforme pas, mais transforme. L’itiahiste ne fait pas que manifester contre, mais propose et s’impose. L’itiahiste déshabille en caressant, harmonise et se perfectionne en tout. Somme toute, l’itiahisme fait un trait d’union entre un passé délaissé, un présent alarmé et un futur endeuillé pour construire la société haïtienne.

 

 

Poète Wilson Thélimo Louis,

Le Chef de file.

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